Mercredi 12 Mars
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Matin
Conférence de Ken Birman (Cornell University - New York): "Creating a Trustworthy Active Web"
La présentation commence par une étonnante démonstration de Live Objects (LO). L'idée est de construire un monde virtuel avec des LO qui correspond au monde réel. Cette notion nous amène au Web 2.0 qui vise à combiner les données identiques qui sont éparpillées sur la toile en une version unique.
Pas franchement fan de Google, Ken compare ce dernier au Monde de Narnia: "Il y a de la nourriture partout (dans les locaux de Google) mais personne n'y touche jamais." Il nous met également en garde face à la quantité d'informations brassées et conclut sur le sujet en disant : "Google is about to index Our Lives". Sujet à méditation !!
Revenons à nos marmottes. Les LO ont besoin d'être très réactifs, c'est pourquoi le TFD (Time Failure Detector) inclus dans le protocole TCP empêche l'utilisation de ce dernier. Une solution proposée serait de désactiver l'option TFD de TCP et d'utiliser un Oracle à la place qui serait un décideur. Il faudrait mettre en place un Oracle unique pour le monde entier, une sorte de DNS unique. Décidément fan de cinéma, Ken illustre cette idée par : "One to rule them all", réplique bien connue issue de Lord of the Rings.
Le but de tout ça est de diminuer le pouvoir de Google. On peut parler de Seconde Vie sans avoir à centraliser toutes les données ni avoir à enregistrer toutes les communications. Le problème est que l'économie mondiale est basée sur le modèle Google. Ou plutôt, Google a basé son modèle sur l'économie mondiale !
Voilà, le débat est ouvert : pour ou contre Google ??!!
Pour ceux qui veulent en savoir plus sur les Live Objects suivez le lien.
Après Midi
Conditions météo : nuageux,très fort vent en altitude avec fortes chutes de neige.
Enneigement : toujours autant de neige !
Du coup, petite balade en ville, achat de quelques souvenirs ... comme personne n'aime voir des photos de pluie, en voici une prise depuis une piste située au sommet du domaine.
Soirée
Conférence de Eric Fleury (ENS Lyon): "Scheduling Activities in Wireless Sensor Networks"
Comme vous l'aurez compris, on parle de réseaux de capteurs sans fil ici. Il y a actuellement des tonnes de capteurs différents. A tel point, qu'il devient difficile pour un informaticien de savoir quel capteur choisir pour quelle utilisation. C'est pourquoi, les spécialistes sont mis à contribution. Le prix d'un capteur peut varier entre 70 et 100$, bien sûr on pourra trouver bien plus cher par contre moins cher c'est pas possible !!
Quelques exemples pour la route :
- En Suisse, certains horodateurs sont équipés de capteurs qui détectent lorsque votre temps de parking est écoulé. Si tel est le cas, l'horodateur prend une jolie photo de votre plaque d'immatriculation et vous envoie la facture. Ne dit-on pas : "Ponctuel comme un suisse" !
- Retour en France où la SNCF perd des centaines de wagons par an. Pourtant, tous les rails mènent à la gare, seulement dans ce cas précis ça ne suffit pas. Si les wagons étaient équipés de capteurs, ils seraient localisables à tout moment.
Avec les réseaux de capteurs sans fil se pose le problème de la gestion de l'énergie. En effet, qui irait changer la pile AAA d'un capteur situé dans Le Nyiragongo toutes les deux semaines ? C'est pourquoi il faut trouver un compris entre ''être à l'écoute en permanence" et "économiser son énergie". Quatre problématiques majeures peuvent découler des réseaux de capteurs :
- Garantir la connectivité
- Minimiser la latence
- Résoudre les collisions de paquets
- Gestion des temps de veille (Sleep Node Management)
Pour finir, Eric nous a parlé de TinyOS qui est un système d'exploitation pour les capteurs.
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Par l'auditeur libre de HTDC 2008 |
